Australie : le bout du monde ! (1)

Octobre 2015

Saison morne pour la plupart des gens : tout le monde est rentré de vacances, les températures baissent, l'humidité augmente.

Le moment idéal pour partir loin et au chaud : en Australie par exemple !

 

Comme d'habitude, ce ne sera pas un voyage orienté pêche, mais j'ai négocié avec madame pour emporter quand même un peu de matériel. Au cas où ... :=)
 
L'objectif de pêche est simple : prendre le maximum d'espèces exotiques possible, peu importe la taille. Et se faire plaisir !
Du coup, niveau matériel, j'ai pris du tout petit et tout léger :
- une canne de voyage ultra-light (puissance 1/8gr),
- un petit moulinet (stradic 1000)
- une tresse en 8/100
 
J'ai très majoritairement pêché avec des leurres souples de 2 ou 3 pouces, en drop shot ou sur tête plombée. Parfois avec des petits poissons nageurs destinés à la perche.
 



Sydney
Première destination du voyage, les 2 gros aéroports internationaux étant ici et à Melbourne.
 

Nous en profitons pour visiter un peu les alentours (et pour dormir un peu ... 34 heures de transport porte à porte, ça use !).
 
"Oh tiens, un port. Et si on se posait quelques minutes ?"
Je déplie la canne, fait un montage drop shot et c'est parti.
 
 
Je rate 2 petites touches et sors rapidement un petit Flathead (littéralement : tête plate), poisson assez courant sur toutes les côtes australiennes.
 
 

 


Quelques minutes plus tard, un ranger passe pour nous informer que la pêche est interdite ici et qu'un emplacement est réservé aux pêcheurs quelques kilomètres plus loin... pfff. Je range tout, dommage.

 

 
Apparemment, sur les dizaines de kilomètres de quais portuaires et bordures de mer que comptent Sydney, seuls 2 ou 3 emplacements de quelques dizaines de mètres sont réservés aux pêcheurs. Lamentable.
 
Adelaïde
Il s'agit d'une petite ville où nous ne ferons que passer pour aller ensuite sur Kangaroo Island.
 
 
En scrutant google map, j'avais quand même repéré une petite rivière pas loin de de l'hôtel, la Torreins river...
Allez, je tente !
 
 
En vain. Le coin est très joli mais les carnassiers sont apparemment presque inexistants. Un pêcheur local me dit qu'il y a majoritairement des carpes (poisson nuisible ici, et qui ne doit pas être remis à l'eau) et seulement quelques très rares petits poissons-chats et perches (les mêmes que chez nous - et nuisible comme la carpe ...).
Ce serait par contre un coin parfait pour une petite pêche à l'anglaise.
 
On se croirait en France  
 
On pourrait presque se croire en France. A l'exception de la faune locale ...
 
 

Kangaroo Island
Changement de décor : Kangaroo Island est une île qui est très majoritairement une réserve naturelle.
 

L'hôtel est situé juste à coté d'une jetée... on ne peut pas rêver mieux !
 
Sous l'arc-en-ciel  

J'avais lu avant de venir que cette île était le "paradis du pêcheur" et qu'on y pouvait y attraper des dizaines d'espèces de poissons différentes, et de toutes les tailles. En réalité, tous les locaux que j'ai vu pêchent le calamar et en sorte en moyenne 3 ou 4 par heure apparemment.

Je n'avais rien pour le calamar ; je commence aux leurres souples. Les rafales de vent ne facilite par la détection des touches !

Après beaucoup de changements de leurres ou d'animation, je finis quand même par trouver une combinaison qui marche, bien que pas du tout conventionnel : un petit poisson-nageur assez plongeant et un leurre souple minuscule devant. Les 2 poissons se sont piqués sur le leurre souple de tête.
Il s'agit de 2 petits Salmon Trout comme ils les appellent ici. Rien à voir ni avec la truite, ni avec le saumon pourtant...
Les calamars semblent en tout cas très largement majoritaires (du moins à cette saison) : j'ai raté de nombreuses touches "lourdes" mais sans aucun coup de tête, et vu en surface, juste avant de relever la ligne, les bestioles qui suivaient mes leurres.
 
Le coin a cependant quelque chose de magique.
Des paysages à couper le souffle.
Au bout du monde, sur une île quasiment sauvage. Et derrière l'horizon : l'Antartique....
 
 

 

Je ne m'étendrais pas non plus sur la faune (sauvage évidemment) que nous avons rencontré, il y aurait beaucoup trop à dire et à montrer et ce n'est pas le sujet du live !

 

Kangourous : ne pas en avoir aurait été honteux ! Koala !

 
 
Cairns

On change du tout au tout : cette fois, le climat est tropical ! Un petit 25 degrés la nuit (brrr !) et un bon 30 à 32 degrés le jour.
 
 
Pêche dans les rochers

Mes premières pêches seront dans les rochers qui bordent la plage : niveau technique, je suis dans les choux ! Beaucoup de vent, canne trop petite pour lancer au delà des premiers rochers...
 

Il semblerait que les locaux ne pêchent ces zones qu'avec des vifs, des crevettes ou des morceaux de poissons (façon surfcasting). Ou alors avec des gros poissons nageurs (20 centimètres minimum).
 
 
Depuis la plage
 
A défaut de rochers, je tente la plage ! Quelques touches (ratées) le long d'un tronc d'arbre. Mais rien de bien folichon ...
 
 
Attention, on retrouve partout ce genre de panneau ! Ca décourage la trempette ...
 
 
 
Estuaire de la Moon river

Le coin me semble déjà beaucoup plus abordable techniquement avec une canne ultra-light. Il s'agit d'un chenal de 3 à 4 mètres de fond et de 40 mètres de large environ. J'y ai vu régulièrement quelques grosses chasses en bordure ... mais impossible de faire mordre quoique ce soit ! Tous mes leurres y sont passés.
 
 
Décidément, les poissons australiens me boudent !
 


Jetée principale de Cairns


Le règlement est draconien : pêche autorisée uniquement sur une centaine de mètres, uniquement côté mer, et de 7h à 19h.

Jetée de Cairns Jetée de Cairns : un panneau listant les poissons les plus courants ici ...


Après quelques lancers, je pique mes premiers poissons : 3 petites carangues, très énergiques !

Petite carangue Petite carangue


J'ai également pas mal de touches ratées : je sens bien que les poissons suivent le leurres mais ... je ferre souvent dans le vide.

Les touchent finissent par ralentir et je tente alors ce qui avait fonctionné à Kangaroo island : un petit poisson-nageur et un leurre souple. Au 3ème lancer, alors que j'étais en train de sortir ma ligne de l'eau ... un poisson arrive de sous la jetée, saute et choppe le leurre souple au vol !
Un combat tout en sauts et rushs rapides, très sympa sur un matériel ultra-light !

Wolf-herring : ça saute partout ! Wolf-herring : quels dents ...


C'est un Wolf Herring (littéralement hareng-loup), aux dents impressionnantes.

Je commence à longer les bordures et là, c'est festival : tous les 5 mètres, il y a un specimen identique qui attaque ! J'en raterai une bonne dizaine ! Pour en sortir quand même 3. Puis sur un dernier lancer, j'en vois 2 qui attaquent simultanément ... et les 2 se piquent. C'est la casse immédiate, zut.

Je remonte une ligne du même acabit, mais c'était le seul tout petit cranckbait bien plongeant que j'avais ... du coup, plus rien ne bouge désormais.

Tant pis, c'est déjà pas mal après ces jours de disette !

 

Bras mort, à Trinity beach


Un tout petit bras mort d'eau salé longe notre hôtel et se perds ensuite dans une sorte de mangrove. Ca se tente !

Petit bras mort, le long de la plage ... Petit bras mort, le long de la plage ...

Petit bras mort, le long de la plage ... Petit bras mort, le long de la plage ... Petit bras mort, le long de la plage ...

 

Avant même de commencer, je repère le long du bord plein de Poisson grenouille, qui sont sur le sable, en dehors de l'eau ! Ils ont la particularité de pouvoir respirer de l'eau par leur peau, comme les grenouilles. Et accessoirement, ils se déplacent comme des sauterelles, par bond ! Très marrant à voir.

  Poisson-grenouille Poisson-grenouille

Je commence ma pêcher avec un petit shad de 2" sur ma plus petite tête plombée : 0.6 gramme. Vu le gabarit (15 mètres au plus large et une profondeur de 20cm à 2m environ), il va falloir être discret.

La pêche est bien difficile : je vois beaucoup de poissons, en bordure ou passant en surface, mais très très peu de touches. J'ai même pu apercevoir en surface le "fameux" Barramundi, poisson privilégié des australiens sur tous les plans : difficile à piquer, combat au top et succulent à manger. Sa taille moyenne est de 60/70 cm mais les plus gros peuvent atteindre 1m50.

 

Je finis quand même par sortir mon épingle du jeu en variant les techniques.

En ramenant en linéaire et juste sous la surface, je pique 2 baby tarpon, qui se battent comme des beaux diables !

baby tarpon ! baby tarpon : hop, on repart :=) baby tarpon, N°2.

 

En dandinant le leurre en vertical, le long des racines, je sors 2 poissons inconnus, peut-être des mouth almighty, ou du moins une espèce proche.

Mouth almighty

 

Enfin, à vue le long du bord, je ferre 2 Spangled gudgeon, des poissons petits mais trapus et costaud en combat ! Du moins sur du matériel light.

Spangled gudgeon Spangled gudgeon



J'ai également piqué un gros qui est sorti directement de sous une pierre, a pris le leurre et a foncé directement dans les racines de la berge d'en face, après m'avoir sorti 20 mètres de fil instantanément… impossible à arrêter, dommage.

Cela dit, dans des petits bras mort comme celui-ci, il faut toujours rester attentif : attention aux crocos !

Attention aux crocos !

 

Pour terminer cette première partie sur une note exotique, voici le genre de bestioles qui sont ici monnaie courante : des chauves-souris géantes (appelées Flying foxes - les renard volants), de 1,4 à 1,8 mètre d'envergure.

Une chauve-souris géante Chauves-souris : au dodo ! Chauves-souris : au dodo !

Elles se regroupent par dizaines de milliers. Le spectacle est très très impressionant.

Surtout le soir, quand l'ensemble du "troupeau" décolle ...

Une nuée de chauve-souris ! Des milliers ! Une nuée de chauve-souris ! Des milliers !

 

 

La suite dans la prochaine partie !

A venir : des dizaines d'espèces de poissons inconnues en France, des sorties en mer, du gros, et du frein qui crisse !

A bientôt.