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Août 2014

Suite au live précédent (voir " A la recherche des moustachus "), je suis de retour sur le même poste, au flotteur.

 

J'amorce désormais systématiquement dès mon arrivée au bord de l'eau, et je continue tout le temps de la préparation du matériel. Et comme souvent grâce à ça, à la première coulée que je fais ... c'est la touche directe !

 

Temps effectif de pêche : 5 secondes.

 

Petite parenthèse : au flotteur, il faut pêcher au ras du fond donc il faut sonder. Et il faut absolument éviter de le faire directement sur le poste. Sinon, vous risquez fortement de frôler ou, pire, d'harponner un poisson. C'est le meilleur moyen de rater le reste de la pêche.

 

Le combat commence donc, façon sous-marin. Les rushs au large et sous les bateaux sont tendus ! Je suis au max ! Du bas de ligne, de l'hameçon ... et de mes bras.

 

En plein combat ... Rush au large, chauuuudddd !! En plein combat ...

 

Les premiers rushs passés, le plus dur est fait. Il s'agit maintenant de rester concentré et d'assurer le reste du combat.

Après une vingtaine de minutes, le poisson glisse dans l'épuisette et je peux ensuite l'attraper à la main (le filet n'étant probablement pas assez solide pour soulever un gros poisson ...).

 

Silure d'1m94 Silure d'1m94

 

Résultat : un magnifique poisson de 1m94 !

 

La pêche suivante se solde par un capot magistral.

 

Cela étant, il fait particulièrement froid pour la saison, la Seine est descendue à 19 degrés ... en plein mois d'août. Pour comparaison, elle est montée jusqu'à 24 degrés en juillet. La chute est dure !

 

2ème poste

Je reviens sur l'un de mes postes favoris. Les poissons y sont souvent assez nombreux mais pas forcément très gros.

 

Les 2 premières pêches seront avec un autre pêcheur, venu tenter les moustachus parisiens.

Sans succès malheureusement. C'est le calme plat, rien ne bouge. Quelques touches très timides mais aucun suivi.

 

La 3ème pêche, je suis de nouveau seul. J'hésite à changer de poste mais, confiant malgré tout dans le potentiel de ce quai et dans l'amorçage datant de quelques jours, je décide de re-tenter une dernière fois. Je commence donc classiquement avec agrainage, au flotteur.

 

Après 1h sans touche, je suis obligé de me rendre à l'évidence : il fait trop froid pour pêcher à passer, les poissons ne bougent pas !

 

J'ajoute une potence avec un plomb de 70 grammes à ma ligne : et hop, changement de technique ! Pas besoin de préparer plusieurs lignes : un bout de fil, un plomb et la ligne est changée.

 

30 minutes après, je sens quelques passages dans le fil ... Et c'est la touche !

 

Et une belle casse ...

 

Le silure part doucement puis s'énerve d'un coup : un énorme coup de tête, un rush et ... tchao ! C'est fini, cassé en quelques secondes et sans forcer. Pas glop ! D'autant qu'en revoyant la vidéo après coup, je me rend compte que j'aurais pu éviter la casse en suivant un peu plus le poisson ...

 

Je ré-amorçe et monte une nouvelle ligne.

 

A la tombée de la nuit, 7 sacs solubles et 45 minutes plus tard, ça repart.

 

J'ai déjà dit ça plusieurs fois, mais ... je n'ai jamais eu de combat aussi violent que celui-ci ! Ce poisson est une vraie furie ! A peine piqué, il part au large à toute vitesse. Je l'arrête difficilement, en mettant à moitié la canne sous l'eau et en faisant jouer autant que possible le nerf de la canne, en plus de l'élastique.

 

A la lumière de la lune ...

 

A peine le premier départ stoppé et c'est une alternance de gros coups de tête, rush le long de la berge et retour au large qui commence ! J'ai la canne presque à bout de bras et après 2 minutes de combat, j'ai déjà fait presque 150 mètres de berge !

 

A la lumière de la lune ...  

 

J'essaye de brider de plus en plus, quitte à risquer la casse ... car le silure s'approche dangereusement (et rapidement) des péniches ! Ouf, il ralentit ! Et repart au large. Puis de nouveau un rush "sous" la berge.

 

A la lumière de la lune ...

 

Bref, le combat est très physique !! Après 20 minutes de combat qui m'ont semblé des heures, le poisson s'approche enfin du bord, fatigué. Je le fait glisser, difficilement, dans l'épuisette. Puis, vu la taille du bestiau, je suis obligé d'y aller à la main. Direction la petite échelle !

 

Autant dire que, dans la nuit, et sans personne le long de la berge pour m'aider, ça s'annonce plutôt difficile. Coup de pot, un passant arrive et accepte de m'aider. Ouf. Il me tient, j'attrape le poisson d'une main, agrippe l'échelle de l'autre et on commence à se hisser sur la berge ...

 

Yes, il est au sec !! Tous mes muscles hurlent, J'ai l'impression d'avoir été roué de coups. Mais peu importe, je suis sur mon nuage !

 

1m90 de muscles !

 

Et voilà un superbe combattant de 1m90. Il a bien mérité sa remise à l'eau celui-là ! Je n'ose même pas imaginer sa puissance quand il sera plus grand.

 

La pêche suivante sur ce poste se solde par un joli ... capot.

 

Fin août

J'essaye un nouveau poste qui a l'air prometteur : proche d'un pont, de bateaux, 3 mètres de fond...

Mais la pêche reste la pêche : une science (complètement) inexacte ! Je fais 2 capots d'affilés ... et j'abandonne donc ce joli coin.

 

 

Septembre 2014

Retour au premier poste. Un ami pêcheur vient tenter les silures au coup.

Les premiers jours ne sont pas fameux : quelques rares petites touches, inferrables, mais rien de bien folichon.

 

Puis un soir, alors que je viens pêcher avec lui, les poissons se réveillent un peu : ça chasse et ça fouille sur le poste. Je pique assez rapidement un premier poisson ... un peu trop violent pour le matos ! Un bon départ au large et voilà mon hameçon complètement ouvert.

 

1h après, un poisson d'1m49 vient sauver la soirée. Ouf.

 

Les 2 pêches suivantes seront moins réjouissantes : une seule touche à chaque fois, décrochée. Systématiquement au coucher du soleil, ni avant, ni après. Comme quoi, rien ne sert de passer d'insister des heures durant : il faut "juste" être là au bon moment ...

 

Une semaine après, je retente une dernière fois, "des fois que".

 

Vu le peu d'activités ces dernières semaines, je commence directement en plombée et sac soluble.

 

Et après 40 minutes de pêches, je sens une gratouille dans la canne ... un ferrage et c'est parti !

 

Le combat est lourd. Peu de coup de têtes et les rush ne sont pas trop rapides, mais tout se passe façon "sous-marin" : lent mais puissant. A chaque départ au large ou sous la berge, je suis à la la limite de tension du matériel pour l'arrêter.

 

Combat contre un sous-marin ... Combat contre un sous-marin ...

 

Et, contrairement à des combats un peu plus violents, ce poisson semble infatiguable ... il me faut 25 minutes pour le voir en surface et encore 10 minutes pour l'épuiser !

 

L'instant fatidique : le mètre s'étire le long du poisson et ... record battu !!

 

Mon record personnel à la grande canne : 2m03 !

 

Il fait 2m03 ! Non pesé, comme d'habitude, mais estimé aux alentour de 55 à 60 kilos.

 

Je plie le matériel et rentre chez moi heureux ...

 

 

Les pêches suivantes se solderont par des capots à répétitions, quelque soit le poste. Mais peu importe, j'ai fini ma saison de la meilleure des façons !

 

 

Voici la vidéo illustrant tout ça :

 

 

 

Et voici la version smartphone associée.